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Dernière étape européenne

Voilà! 8e pays de notre parcours. Et pas n’importe quel 8e pays. La Grèce… dernier pays européen.

Kalimera!

En traversant la frontière, nous nous dirigeons vers l’île de Corfou. Malheureusement, la météo n’est pas de notre bord encore une fois. Il y a de grosses averses et je reste à l’hôtel pour me mettre à jour dans mes courriels et rédiger un peu pour le site. On nous dit que c’est normal, qu’il pleut toujours à Corfou. Dommage parce que l’île semble assez impressionnante! Ce sera pour une autre fois…

Des tonnes d’oranges!

Plusieurs options s’offrent à nous pour se rendre à Athènes, mais plusieurs personnes nous disent qu’il ne faut pas manquer Delphe. Mis à part les 3000 mètres de dénivelés pour y arriver, Delphe est sur notre route. De toute façon, le pays semble être parsemé de montagnes que nous ne pourrons pas éviter. Au fil des jours, on se rend compte que l’accueil est légèrement moins impressionnant qu’en Albanie. Le premier soir, on essaye d’utiliser la technique de la bouteille d’eau vide. La dame, qui ne parle pas anglais, nous fait un signe bizarre en disant « nero?? ». Mais c’est quoi « nero »?? Ça doit vouloir dire dormir… Oui on veut dormir. Peut-être manger, oui on veut manger. Eh bien non, « nero », c’est de l’eau. On repart avec de l’eau et… un sac d’orange évidemment. La plupart des gens que l’on croise sont étonnés qu’on se dirige vers Delphe puisqu’il y a plusieurs côtes. Une des journées, je crois que nous avons fait que monter. Ce qui prend 3 heures à monter nous prend 10 minutes à descendre, puis on remonte pendant 3 heures. Mais des méchantes descentes!!! C’est entre Corfou et Athènes que j’ai atteint ma vitesse max de 73 km/h. Ce n’est pas énorme pour une personne faisant du vélo de route, mais imaginez avec un chargement de plusieurs dizaine de kilos. Ce n’est pas 100% plaisir. Je dirais 75% plaisir, 25% peur.

Journée épuisante de côtes…

Nous arrivons à Delphe en même temps que les 6 autobus de touristes. Ça fait drôle de voir des touristes. C’est la première fois que j’ai ce sentiment, d’être différent des autres :

Eux, habillés en pantalon propre, polo, soulier propre, fraîchement douché, bien peigné

Moi, habillé avec le même t-shirt inlavé depuis 10 jours, cheveux hirsute, barbe pas entretenue

Eux, arrivés par avion à Athènes, petit aller-retour en autobus dans la journée

Moi, arrivé en vélo après des milliers de kilomètres

Ce n’est pas un reproche. C’est juste que c’est la première fois que je vois une si grande différence.

Bon, parlons de Delphe maintenant. Je vais essayer de bien m’exprimer. Le site est super beau, les paysages sont incroyable, c’est assez impressionnant. Par contre, je ne suis pas tellement bon en histoire grecque. On dit que Delphe fut le centre et le symbole du monde grecque au Vie siècle AV J.C. Sur Wikipédia, on dit et je cite « Delphe est le site d’un sanctuaire panhellénique où parlait l’oracle d’Apollon à travers sa prophétesse, la Pythie; il abritait également l’Omphalos ou le nombril du monde. » Ne me posez pas de question, je ne comprends pas plus que vous. Il y a quand même de beaux monuments qui ont été assez bien préservés.

Nous quittons Delphes pour nous rapprocher encore plus d’Athènes. Nous demandons à un jeune homme si nous pouvons installer la tente dans son jardin. Il nous dit qu’il y a beaucoup de chien errant, que ce n’est pas l’idéal. Il nous propose d’aller à l’église qui est clôturé ce que nous faisons. Aucune place pour installer la tente, mais il fait tellement beau qu’on décide de dormir à la belle étoile. À 2h30 du matin, en plus d’un vent assez violent, je sens des gouttes d’eau sur mon visage. Est-ce que c’est passager? La pluie est de plus en plus forte. On ne prend pas de chance. On range tout du mieux que l’on peut et on se réfugie sous le petit abri d’une taverne. On réussit à se rendormir jusqu’à 6h30 où la pluie devient plus intense avec le vent. Il pleut à l’horizontal! La tempête se calme et on décide de partir pour arriver à Athènes une journée plus tôt, une journée avant l’arrivée de deux amis de Rémi. À l’exception de cette nuit pluvieuse, nous arrivons à Athènes dans une météo de carte postale : sous un beau soleil. Et c’est cette même météo qui nous accompagnera tout le long de notre séjour à Athènes.

Acropolis, touristes et échafaudage

Évidemment, l’attrait touristique principal d’Athènes est l’Acropolis. Malheureusement, ce bâtiment est en restauration depuis 30 ans ce qui fait que, peu importe l’angle, on voit des échafaudage et une genre de grue au centre. Outre l’Acropolis, il y a plusieurs autres sites d’intérêts pour ceux… qui aiment les tas de roches. Blague à part, des fois c’est difficile de s’imaginer de quoi avait l’air le bâtiment lorsqu’il reste que les fondations… Ceci étant dit Athènes est une ville très sympathique et extrêmement vivante. Nous avons rencontrés des gens super dont la couchsurfeuse Matiz qui nous a amenés dans des restos et bars locaux. Cerise sur le sundae lorsqu’elle nous a dit qu’il y avait une terrasse sur le toit de son bâtiment!! Merci Matiz!!

Dernière soirée à Athènes

Voilà, notre séjour à Athènes se termine. Pour accéder à la Turquie, nous devons prendre un bateau et arrêter sur une île grecque en chemin. Des îles grecques, il y en a des centaines habitées (des milliers en tout). Je pensais que la Grèce était beaucoup plus continentale. Nous décidons d’arrêter sur une île des Cyclades (prononcer kykladess) et sur une île du dodecaneses. Pour les Cyclades, notre choix s’arrête sur la capitale des Cyclades : Syros. Les plus touristique Santorini, Mykonos et Naxos, classiques îles aux maisons blanches, sont difficile d’accès en basse saison. En fait, il est facile de faire un aller-retour sur ces îles depuis Athènes, mais difficile de continuer vers la Turquie par la suite. Nous passons une nuit sur cette île très vivante pour un mois de mars. Puis, notre deuxième choix d’île est tombé sur Kos. C’est une île relativement au sud ce qui est bien pour nous puisque nous voulons longer la côte sud de la Turquie. Nous passons une nuit sur cette île très tranquille. Apparemment que c’est complètement différent durant l’été.

Nous avons traversé l’Europe d’ouest en est! Wow, un sentiment bizarre. Dire qu’il y a plusieurs semaine lorsque je suis parti de France, juste le fait de penser à l’Italie me donnait le vertige. L’Italie semblait si loin! Et maintenant nous voilà 8 pays plus loin à regarder l’Asie qui cogne à notre porte. Au fil des kilomètres, nous avons vu une réaction différente des gens lorsqu’on parle de notre destination finale. Au début, la réaction ressemblait à « Pouaaaaaahhh, vous n’êtes pas rendu, envoyez nous une carte postale rendu là-bas ». Les gens nous croyaient pas, mais je pense que je ne me croyais pas moi-même. Maintenant, les gens pensent encore qu’on est fou, mais on voit qu’ils croient plus en nous. Comme si on avait fait nos devoirs avant l’examen qu’est l’Asie. Leur réaction ressemble à « Mais….. pourquoi???? ». Et c’est drôle parce que c’est la même question que je me pose. Je n’ai pas trouvé de réponse précise encore, alors je réponds « Hmmmmm, pourquoi pas? ». Pour moi, la Grèce était une étape hyper symbolique. Celle de la démarcation entre l’Europe et l’Asie. Celle entre deux mentalités complètement différentes. C’est comme si un nouveau voyage commençait. Tout ce qui nous reste à faire maintenant est de prendre un bateau de 20 minutes pour se rendre à Bodrum en Turquie!

Cet article comporte 11 commentaires
    1. Fujifilm x-t20
      Là c’est le vélo qui vient de lâcher (la roue arrière en fait)… en recherche de solution

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