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Bok!

Bled, Slovénie 

Nous avons pris quelques jours de repos à Trieste, dernière ville avant de traverser en Croatie. Ces journées de pause nous ont permis d’aller rendre visite à des amis que nous avons rencontré en Inde il y a 4 ans. Nous avons donc pris un autobus pour nous rendre à Ljubljana pour rendre visite à Martina (et son chum Jernej), et sa sœur Mateja (et son chum Andrej). C’est minuscule comme pays. On peut traverser le pays au complet en 2h30. Il y a que 2 millions d’habitants!! Qui dit nouveau pays dit nouvelle langue. Et surtout, nouvelle famille de langue! L’italien ressemble un peu au français. On peut comprendre quelques mots dans une conversation. En Slovénie, on rentre dans les langues slaves. C’est-à-dire, on ne comprend rien du tout. Et ce qui est comique du slovène, c’est qu’ils ont des mots sans voyelles ce qui est impossible à prononcer pour les gens parlant une langue latine. Essayez de prononcer « prst » (doigt) ou « hrst » (premier). À mon avis, ils ont créés ces mots pour rire des touristes qui essayent de les prononcer. Ceci étant dit, nous avons passer une belle fin de semaine ensoleillé ce qui est anormale pour cette saison de l’année. L’année passée, jour pour jour, il faisait -15 degrés Celsius apparemment. C’est pour cette raison également que nous avons décidé de ne pas rentrer dans les terres et décider de suivre la cote croate en espérant gagner un peu de degrés.

Bled, Slovénie

Retour en autobus à Trieste. Nous repartons le lendemain vers la Croatie. Un petit coup d’œil à la météo nous indique que ce ne sera pas facile. Disons que la météo n’est pas trop de notre côté pour notre entré en Croatie. Ça fait partie du voyage. Quand j’ai pris la décision de partir, ce n’était pas pour avoir que des journées faciles. Nous partons quand même vers la frontière slovène puisque ce pays a une quarantaine de kilomètres sur la cote. Nous passons les premières « vrais » douanes. Quand je dis « vrais douanes », je veux dire qu’il y a une personne dans une cabane qui semble regarder les passeports. Dans mon cas, la dame me regarde avec un visage qui semble se demander pour quelle raison je montre mon passeport. Elle me pointe la direction de la Croatie et je quitte en me disant que ce sont probablement les frontières les plus faciles qu’on va traverser. Finalement, la météo est plus clémente que ce qui a été prédit la vieille. Il n’y a pas de soleil, seulement une petite bruine et un léger brouillard. Rien de très grave.

4e pays : la Croatie!

Notre première grande étape en Croatie est Zadar qui se trouve sur le continent (il existe près de 700 îles en Croatie). Pour y arriver, nous avons plusieurs options, nous pouvons longer la cote sur le continent ou nous pouvons passer par les îles. Apparemment que la cote continentale au nord du pays est une zone fortement industrialisé par le pétrole ce qui nous donne pas trop le goût. De plus, un contact croate d’un ami nous propose un chemin par les îles (merci Pascal). Nous décidons de suivre cet itinéraire. La seule modifications que nous voulons faire est de suivre la péninsule (tracé en rouge). Nous partons dans cette idée et nous croisons plusieurs gens qui approuvent notre itinéraire. Par contre, on nous prévient que c’est la basse saison, qu’il n’y a pas des traversiers tous les jours. On décide de regarder sur internet et effectivement, pour se rendre à Zadar depuis la première îles, le traversier est seulement le vendredi. Au moment où on s’en rend compte, nous sommes mardi. Donc, soit on fait le tour de la péninsule et on reste pris 1 semaine sur une île de 80 km de long (impossible de faire le tour de la péninsule et d’arriver à temps le vendredi matin pour le bateau), soit on coupe la péninsule pour filer sur notre bateau (tracé bleu). On décide évidemment de suivre le tracé bleu parce que, bien que la péninsule soit probablement très belle, il y a plusieurs autres choses à voir en Croatie et on ne veut pas rester une semaine sur une petite île. Le lendemain, on se rapproche le plus possible du premier traversier pour se rendre sur la première île. On aura une journée complète pour la traverser et prendre le bateau pour Zadar le lendemain matin.

Je ne sais pas d’où me vient cette idée là, mais je me suis souvent dit que les îles étaient toujours plates (dans le sens peu dénivelé). En arrivant sur l’îles de Crest (prononcer entre stress, schkress, shtress), je me dis que ce n’est pas toujours le cas… Je me dis aussi que ce ne sera pas une journée relaxante.

La journée se passe bien malgré la légère pluie en après-midi et de fortes bourasques de côté. On nous avait prévenu du fameux « Bura ». Un vent hyper puissant. Le soir, on en discute avec deux amis d’un membre couchsurfing qui nous a trouvé un hébergement malgré qu’il ne vive plus sur l’île. On leur parle du fameux Bura qu’on a eu durant la journée. Ils nous disent : « Ce n’était pas Bura aujourd’hui!! C’était Jugo, un vent de la mer. Bura est un vent des montagnes, bien pire que Jugo!! ». Je peux vous dire que Jugo (prononcer yougo) était coriace quand même. Tout le long de notre séjour en Croatie, nous entendrons souvent ces deux mots comme si c’était des individus vivants. Bura est un vent sec des montagnes, très froid et hyper puissant. Jugo, quand à lui, est un vent humide venant de la mer.

Ceci étant dit, nous avons traversé l’île à grande vitesse pour prendre le bateau de vendredi matin. Surprise, la météo est mauvaise, pas de traversier le matin. Il en reste un l’après-midi, mais on arrive à Zadar vers 23h00 ce qui n’set pas l’idéal. Si le bateau ne part pas, on est pris une semaine puisque le traversier est seulement le vendredi en basse saison. Par chance, la météo est clémente et le bateau part. Un long trajet de plus de six heures nous attend. Heureusement, il y a, sur le bateau, un cinéma, une salle de jeu vidéo, un parc aquatique et un buffet à volonté gratuit. C’est une blague, il y a rien. Rien sauf un bar sans employé… Nous sommes 4 sur un traversier pouvant accueillir une centaine de personnes et une vingtaine de voitures. C’est vraiment la basse saison. Par contre, je découvre une télévision qui diffuse un match de tennis… Rien d’extraordinaire jusqu’à ce que je vois les joueurs : Shapovalov (Canada) contre Galović (Croatie). Je me retrouve donc avec un croate (le barman qui doit trouver le temps trop long) à applaudir lorsque Shapovalov fait un bon coup et lui, à l’inverse, rit quand il rate. Résultat : Shapovalov gagne est on se serre la main.

Nos nouveaux « amis »

Nous arrivons finalement à Zadar vers 1h00. Nous passons quelques jours à Zadar pour nous reposer et visiter. Nous faisons la rencontre de Nicolas, un français qui voyage depuis 4 ans et demi. Il est en direction de la France pour retourner chez lui. Il a traversé les pays qu’on est supposer visiter. On prend donc plusieurs informations qui seront fortes utiles pour la suite du voyage. Zadar est une ville assez animé. L’alcool ne coûte pas très cher. Pour environ 4$, on peut avoir un cocktail ce qui fait en sorte que certains abusent légèrement comme ces deux croates qu’on a rencontré en sortant de notre auberge de jeunesse. De plus, en arrivant dans le pays, un croate nous a enseigné quelques jurons. Nous en profitons pour les tester avec nos nouveaux « amis » qui trouvent cela très drôle! Après avoir refusé de leur acheter de l’héroïne, nous quittons pour aller visiter l’orgue de mer. C’est assez spécial. Ils ont installé, sur le bord de la mer, des tubes dans l’eau et les vagues font jouer une musique d’orgue! Ce n’est pas moi qui a fait le vidéo, mais vous allez comprendre en l’écoutant.

Le lendemain, nous partons en direction du parc national de Plitvice (avec une voiture louée). C’est le parc national le plus important de Croatie. Pour y arriver, nous devons traverser la chaîne de montagne Velebit. Pour ce faire, il y a un tunnel de 5,6 km. D’un côté du tunnel, il fait 7 degrés, de l’autre, -7 avec 50 cm de neige. C’est à ce moment que l’on se dit qu’on a bien fait de suivre la cote (et de louer une voiture pour visiter le parc…).

Retour à Zadar pour préparer le départ vers la deuxième plus grande ville de Croatie : Split. Un coup d’œil à la météo ne nous encourage pas trop. C’est pire que ce qu’on a eu. Nous aurons de la pluie assuré et aucun hébergement en vue. Il faudra se débrouiller pour se trouver un refuge puisqu’il y a des alertes de forts vents également (sacré Jugo…). Par contre, toute cette histoire sera pour le prochain article! Je peux juste vous dire qu’on a dormi dans un des endroits les plus douteux depuis le début du périple et qu’il sera difficile à déclasser. Je ne vous en dit pas plus!

Cet article comporte 11 commentaires
  1. Bonjour, Je vois qu’on ne manque ni de courage, ni d’ingéniosité en Croatie en ce moment. Les photos de Plitvice sont magnifiques. Est-ce que vous descendez à Dubrovnik ? Il paraît qu’elle est magnifique. Et passez-vous par Belgrade ? J’y ai un ami prof à l’université.
    Bonne continuation. Bises.

  2. Salut Alexandre ,
    Passionnant de suivre ton périple . Hâte de lire la suite 8
    Hâte de te revoir aussi pour les prochaines parties de pétanque avec Maurice qui te salue .
    Bon courage à vous deux !
    Gérard

  3. Bonjour,
    Je travaille à la Ville de Blainville ! Et j’ai décidé de suivre tes aventures ! Bravo !

    Chaque fois c’est un réel clair de te lire.

  4. Allo alex tes photos sont tout simplement extraordinaire j’espère que tu fais le voyage que tu esperais à date……bonne route bizoux

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