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Iran : Partie I

Autobus abandonné à la frontière arménio-iranienne

Wow Iran!! Depuis le début du voyage on nous parlait en bien des iraniens et iraniennes. Apparemment que c’est le pays le plus accueillant au monde. À quel point plus accueillant que la Turquie? Les turcs ont quand même été incroyables à ce niveau!! Je me disais que ça ne pouvait pas être beaucoup mieux. Finalement, la différence n’est pas majeur, mais assez significative!! En arrivant à la douane, le douanier nous dit « Fine is khub ». Je ne comprends pas trop. Au début je crois qu’il veut de l’argent en nous donnant une contravention. Je me dis que c’est le début des pots-de-vin. Puis, il dit « Fine in farsih is khub ». Ooooookkkkkkk le douanier me donne un cours de langue!? Il nous pose quelques questions en regardant nos vélos puis nous dit : « Well sir… (Et là je me dis qu’il va nous demander de vider toutes nos sacoches pour tout fouiller, que nous sommes pris ici pour 3 heures, etc.) Welcome to Iran!! ». Eh bien merci!! Je m’attendais à une entrée plus complexe Puis, en réparant une crevaison du côté iranien, 3-4 personnes viennent nous voir pour nous demander si nous avons besoin d’aide, s’ils peuvent faire quelque chose ou juste pour nous souhaiter la bienvenue dans leur pays. Certains nous donnent leur numéro de téléphone en disant que s’il y a quoi que ce soit, de ne pas hésiter à les appeler. Une belle introduction à l’Iran!

Paysage le long de la rivière Aras

Nous commençons à pédaler en suivant la rivière Aras. On se fait klaxonner assez régulièrement. Certains préfèrent faire un appel de phare, d’autres nous crient « Hello!! » et quelques-uns nous font de gros signes de bonjour. Une fois, nous pédalions sur l’autoroute (chose normale depuis la Turquie) et un conducteur ralentit à ma vitesse, ouvre la fenêtre et me cri « Hello!!!!! Welcome to Iran!!!!! Where are you coming from?? ». Une autre fois c’était des policiers qui ont fait la même chose en plus de nous donner des abricots (toujours en pédalant). Ils sont revenus 5 minutes plus tard avec un sac de cerises. Nous nous sommes arrêtés pour discuter un peu avec eux.

Ali, le réparateur de machine à coudre

Après quelques jours de vélos en Iran, nous arrivons à Tabriz. De façon spontanée dans la rue, les gens nous offrent d’aller chez eux. Malheureusement, nous avons déjà trouvé une place pour dormir via les réseaux sociaux. Une fois, un réparateur de machine à coudre nous a courus après dans la rue pour nous inviter à prendre le thé dans sa boutique. Difficile de refuser. Nous écrivons dans son livre d’or et il nous écrit un poème qui dit que sa boutique est merveilleuse puisque nous avons marché à l’intérieur et que son livre est merveilleux parce que nous avons écrit à l’intérieur. Un peu intense les iraniens des fois. Nous visitons également le fameux bazar de Tabriz. L’un des plus gros au monde. 7 kilomètres carrés… 7 kilomètres carrés!! Pensez-y!! C’est énorme!! Qu’est-ce qu’on trouve dans un bazar? De tout! En passant par le linge en allant aux épices puis aux instruments de cuisine sans oublier les fameux tapis iranien.

Après notre court séjour à Tabriz, nous repartons à vélo en suivant la mer Caspienne. Malheureusement,  le visa iranien ne nous permet pas trop de rester longtemps au même  endroit malgré que les iraniens voudraient qu’on reste des semaines et des semaines chez eux. Pour rejoindre Téhéran, l’option d’autoroute était possible (tracé bleu), mais l’idée de pédaler sur une des voies les plus achalandée du pays ne nous enchante guère. La plus belle route se trouverait près de la mer Caspienne (tracé rouge). Pourquoi la route est belle? Parce qu’elle est verte! Cela peut sembler absurde pour un Canadien, mais, pour un iranien vivant dans un pays très sec et aride, une route avec de la végétation est très jolie et vaut la peine de faire 6 heures de voiture, même plus. Des dizaines et des dizaines de voiture se stationnent sur le bord de la route pour piqueniquer et faire cuire des grillades. Évidemment, on se fait inviter. Au Québec, on fait de petit sandwich  et des crudités pour les piqueniques. En Iran, on amène la maison à l’extérieur. On sort les tapis, on sort la vaisselle et la théière. On fait un feu et on cuit la viande sur des brochettes. On réchauffe le chaudron énorme rempli de soupe sur un four à gaz. Ils sont organisés ses iraniens!

Village de Masuleh

Nous continuons tranquillement notre route vers Chalus, le point le plus près de Téhéran sur la mer Caspienne. Nous croisons des villages assez reculés. Je me rappel très bien d’un monsieur qui me regardait avec un visage abasourdi comme si j’arrivais directement de mars. Une autre fois, on réfléchissait sur l’endroit pour manger. Il n’y avait aucun restaurant ou épicerie dans le village. Une voiture s’arrête et nous demande si nous avons besoin d’aide. Nous leur disons que nous cherchons seulement un endroit pour acheter de la nourriture. Le conducteur sort de sa voiture et nous donne environ 4 litres de soupe avec du pain!! Finalement nous avons dormi chez lui avec sa famille et avons passé une soirée très agréable! De quoi discutons-nous? Il y a trois questions assez classiques qu’on se fait poser:

Êtes-vous mariés?
Quel est votre travail?
Combien coûte votre bicyclette (ou notre salaire)?
Comment vous trouverez l’Iran?

Je répondrai à ces questions dans un autre article. Le lendemain, la même chose arrive. Nous sommes debout dans la rue. Il est tard. Un homme vient nous voir et nous demande si nous avons besoin d’aide. Il part à la recherche d’un iranien habitant dans le quartier pour nous héberger. Nous finirons la soirée dans une maison de campagne  de cet inconnu qui a accepté de prêter sa maison à des étrangers. Nous finissons par arriver à Chalus le lendemain après une grosse journée! Cette étape a beaucoup de signification symbolique puisque nous avons pris la décision de visiter l’Iran sans bicyclette. Principalement pour optimiser nos 30 jours de visa, mais également pour éviter de pédaler dans cette chaleur. Les prochaines étapes sont donc la visite de Téhéran et quelques jours à visiter le sud iranien!

 

Cet article comporte 11 commentaires
  1. Bravo à vous deux, vous avez le tour de vous faire des amis et vos notes de voyage sont intéressantes et nous avons l’impression de vous accompagner, sans les inconvénients mais aussi sans profiter de toutes vos rencontres bien entendu. Le paysage de l’Iran est magnifique et les gens sont sympathiques.
    Bonne continuation, profitez-en un peu pour nous.

  2. CEST TOUJOURS intéressant tes résumés et toujours trop court
    AU fait combien coûte ton vélo?
    À voir vos visages brûlés par LE soleil , je comprends qu’il fait chaud et/ou que vous ne mettez pas de crème solaire !
    Pour ce qui est de notre invention , on garde le secret jusqu’au 23 août ensuite je pourrai te le montrai !
    Comme c’est un accessoire pour améliorer le confort des gens qui voyage en avion, train ou autobus ………et pas le vélo
    Tu peux attendre le dévoilement officiel
    A plus

    1. À cette question,je réponds la vérité, je l’ai acheté usagé pour 600$… Je ne leur dis pas le prix neuf par contre!

      J’ai bien hâte au 23 août pour voir ça!!

      À plus!

  3. On aime vous lire et regarder vos photos.

    Avec cette belle écriture et ces gens que tu as rencontrés, la suite logique à ton retour à la maison serait peut-être d’écrire un livre !

    1. Je ne sais pas pour un livre… Mais j’aimerais assurément faire des conférences!!! Merci de me suivre!!

  4. Mais que c’est dommage que le format des pays ne convienne pas à vos vélos….Super reportage….merci du partage…

    1. Ça me derange pas trop de faire des pauses de vélo… Ça change le mal de place… Mais dans quelque jours je repars!!!

  5. C’est quoi cette histoire de 23 août ?
    C’est mon anniversaire !!
    Cool Alex quand même ton blog, je suis content de ne pas avoir à m’en occuper ! La page Facebook suffit !! 🙂

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